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Vue du belvédère

Les montagnes de

 Saint-Donat de Montcalm

Liberator B24D

LIBERATOR  en marche au sol

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Guerre de 1939 à 1945

Ce type de bombardier a été un des plus utiles pendant la Seconde Guerre mondiale. Environ 18,500 appareils de ce type ont été utilisées par les Alliés.

Ils ont servis entre autre dans la bataille de l'Atlantique Nord contre les U-Boots allemands.


 Le site commémoratif au sommet de la Montagne Noire est entretenu par l'Organisme sans but lucratif (OSBL) : "Les Gardiens du Liberator Harry" TRAGÉDIE DE GUERRE / Une partie du cimetière sur le site de l'écrasement de l'avion. Ce site vous présente le plus important écrasement d'un avion des Forces armées canadiennes qui soit survenu en temps de guerre, en sol canadien 

TRAGÉDIE DE GUERRE / Une partie cimetière au site de l'écrasement

Ce site vous présente le plus important  accident de l'aviation Royale Canadienne en temps de guerre en sol canadien. Territoire non opérationnel.

Bienvenue

Nous vous ramenons à la Seconde guerre mondiale (1939-1945) afin de vous décrire ce que fut la plus importante tragédie de l'histoire de l'Aviation royale canadienne (RAF) survenue en temps de guerre en sol canadien. Le bombardier, un Liberator B24, surnommé "Liberator Harry", ayant 24 personnes à bord, a percuté la Montagne Noire dans la nuit du 19 au 20 octobre 1943. Cette montagne est le deuxième plus haut sommet des Laurentides et se trouve à proximité du village de Saint-

Donat qui est situé à environ 135 kilomètres au nord de Montréal. Ce village comptait à l'époque une population de 1500 habitants.


  En 1943, Adolf Hitler était le leader de l'Allemagne et avait déclaré la guerre à la France et à l'Angleterre. Le Canada, faisant partie du Commonwealth britannique, était lui aussi en guerre contre l'Allemagne. Il y eut conscription et les jeunes canadiens en santé et sans responsabilités familiales durent s'enrôler. Près d'un million de Canadiens ont servi dans les Forces armées. Environ 45,000 d'entre eux ont perdu la vie. 


 EQUIPAGE du BOMBARDIER


 Il s'agissait d"un vol de "familiarisation" et de "transport de passagers". C'était donc un appareil "non-opérationnel" qui n’était pas engagé dans des opérations de combat au dessus de l’Atlantique. Il n'y avait pas de bombes dans ses soutes, mais il était équipé de 3 mitraillettes. L'avion a décollé de Gander (Terre-Neuve) à 22h16, donc tard dans la soirée du 23 octobre 1943. Destination: Mont-Joli (Québec) où il devait atterrir selon le plan de vol original. Vitesse: 175 m/h. Altitude : 4 000 pieds. Avec ses 1800 gallons d’essence il avait une autonomie de vol de 11 heures. Destination alternative: Dorval, Montréal.


EQUIPAGE  BOMBARDIER


 L'équipage du bombardier Liberator Harry B24 D qui s'écrasa sur la Montagne Noire en octobre 1943 était composé du pilote et de son second, d’un navigateur et de trois mitrailleurs. Pilote : POIRIER Joseph, Alfred, FI/Lieut,. co-pilote, originaire de Kenora Ont. Co-pilote: SANDERSON, Stephen Andrew, S.A F/O, originaire de London Ont. Navigateur: MCNAUGHTON, William Gordon Sgt., R7526, originaire de Montréal,QC Mitrailleur: MACDONALD, Robert, William,P/O, originaire de Woodstock N.B. Mitrailleur:BARABANOFF, Joseph, Alexandre 

 WO2., originaire de Vancouver, C.B. Mitrailleur: SILVERSTEIN, Jacob, WOAG., originaire de Windsor Ont. 

 PASSAGERS 18 membres des Forces armées canadiennes étaient également à bord. Fisher R.F. F/L J5821 Johnston, J.S. F/O J7987 Jenkins, F.E. WO1 R72936 Lamont, J. P/O J39103 Howlett,W. WO1 R113408 Finn, E.M. SGT R72026 Ware, R.R. SGT 4074 Elliot, F.H. SGT R 74645 Wood, S.A. SGT R51027 Beattie, H.D. CPL R84899 Johnston, A.C. CPL R64066 Hambly, H.K. CPL R78656 Marr, R.D. CPL R99167 PattersonG.R. LAC R207868 Radcliffe, A.J. LAC R177668 Veilleux, J.A.J.P. LAC R177329 Read, E.W. LAC R150207 Dynes, C.L. LAC R173349 Qule 


 Il faut bien comprendre que certains de ces militaires, tous des hommes, avaient participé à la bataille de l'Atlantique Nord ou étaient des membres du personnel de la base des Forces armées royales canadiennes située à Gander (Terre-Neuve). Tous étaient en permission et allaient rendre visite soit à leur épouse ou à d'autres membres de leur famille 



Ils sont décédés dans un territoire non opérationnel.




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Début de Cette guerre 39-45

LIBERATOR B 24 D

Un Bombadier B 24 D au sol

C'est ce genre de Liberator B 24 D qui s'écrasa à la montagne Noire.

Photo:Log of  the Liberators Steve Birdsall.

Le début de la guerre

Bombardier B24D escortant les bateaux de ravitaillement traversant l'Atlantique 

Photo Bibliothèque et Archive Canada

Le Dictateur

Hitler le dictateur

 


Récit

Voici un extrait du livre de François Dormier

 '' Des bombardiers au-dessus du fleuve "


Avant l'entrée en guerre des États-Unis en 1941, seul le Commonwealth britannique soutenait  officiellement la  Grande-Bretagne dans sa  lutte contre l'Allemagne. L'un des membres du Commonwealth, le Canada, à  la veille du conflit, se préparait déjà et à plusieurs niveau à soutenir la Grande Bretagne. L'un des éléments les plus méconnus de ce soutien prit naissance lors d'un accord signé à minuit le 16 décembre 1939, dans le bureau du premier ministre Mackenzie King. Les représentants britaniques présents étaient entre autres : le négociateur du Royaume-Uni, Lord Riverdale et le ministre de l'air J. G. Abraham. Cette entente concernait également l'Australie et la Nouvelle-Zélande mais leurs représentants durent quitter la négociation juste avant la signature officielle. Peu de temps après , le premier ministre canadien tint sur les ondes radio, un discours donnant les grandes lignes de cette entente.


" L'entreprise est d'envergure et fera du Canada l'un des plus grands centres d'aviateurs au monde. L'exécution de ce plan aura pour résultat d'accroître rapidement le nombre des écoles d'aviation au pays et d'activer de façon soutenue la formation de pilotes d'observateurs et mitrailleurs éminemment qualifiés . En un mot, le but du plan est de créer des forces de l'air d'une puissance invincible.

Un soir d'octobre par exemble, un quadrimoteur de type Liberator transportant à son bord 24 militaires , survole l'aéroport de la base de Mont-Joli. Il tenta de se poser sur l'une ou l'autre des pistes, mais sans succès, le brouillard était beaucoup trop épais. Le lendemain, sans nouvelle de l'appareil et de ses passagers on rapporta le Liberator manquant. La base de Mont-Joli fut mise en état d'alerte. les appareils du 162 BR Squandron se joignirent à ceux du 119 de l'école de bombardement et de tir, qui avait déjà entamé les recherches. Pendant plus de trente jours les deux escadrilles de bombardement et de reconnaissance totalisant plus de 500  hommes , patrouillèrent sans arrêt toute la région. Tous les efforts furent vains, le 23 novembre 1943 le Liberator était officiellement porté disparu. "


Il convient de noter  que les recherches étaient centrées dans les montagnes de Charlevois et du fleuve St-Laurent.



Nous savons que ce Liberator venait de Gander , (Terre-Neuve) et faisait le transport entre l'aéroport de Gander  et celui de  Dorval. Il n'y avait pas de voyage de routine à Mont-Joli.



En 1997 je suis allé rencontrer M. Paul-Émile Cloutier, militaire qui était à la base de Mont-Joli au moment du passage de Harry.  Il dit clairement dans son interview qu'à cette base il y avait seulement des 2 moteurs ou 1 moteur à l'entrainement des militaires pour le front en Europe. Il n'y avait pas de 4 moteurs comme le Liberator. Le passage du Liberator a donc suscité l'incrédulité et plusieurs militaires sont sorties à l'extérieur pour le regarder, mais ils n'ont rien vu à cause du mauvais temps.


Il y eu plusieurs escales  à Gander,  soit de l'Angleterre ou de la bataille de l'Atlantique. L'équipage d'un Liberator en opération était maximum de 10 militaires.

Ce site est toujours en évolution

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LE LIBERATOR B 24 D DU CANADA

Ce B 24 D Harry a été acheté par le Canada en septembre 1943 et faisait parti de 4 Liberators acheté par le Canada de l'armée de l'air des Etats-Unis.

Le numéro de série 41-24236 et immatriculé 3701 H pour Harry. On sait que ces Liberators étaient pour escorter les convois de ravitaillement et attaquaient les U-Boats allemands. Suite à un entretien médiocre, des Étata-Unis ces Liberators n'ont pas servis aux attaques de U-Boats,  ils ont servis aux transport des marchandises et des troupes.


Voici le LIBERATOR :

Envergure:             110 pieds

Longueur:                 66 pi. 4 po.

Hauteur:                   17 pi. 11 po.

Poids:                      60,000 livvres

Propulsion:               4 moteurs Prat&Whitney

Armement:                11 mitraillettes de 0.50 po.

Vitesse max.:             303 m/heure

Plafond :                    32,000 pieds

Autonomie:                 2,850 milles

Equipage :                  10 


 


Mont-Joli base militaire de bombardement et de tir

       

Informations complémentaires



Cette base était une ÉCOLE DE BOMBARDEMENT  ET DE TIR.

Voici un extrait '' des BOMBARDIERS au-dessus du FLEUVE '' de François Dornier.

'' Le P.E.A.C.B. (Le programme d’Entraînement Aérien du Commonwealth Britannique) prévoyait l'ouverture du plusieurs dizaines d'écoles de formation (en fait, plus de 70) pour le personnel navigant. On y formerait des pilotes, mais aussi des aviateurs qualifiés tels: mitrailleurs, (AG), radio-mitrailleurs(WAG), observateurs(O), ingénieurs de bord (FE), navigateurs(N) et bombardiers (B). Ces écoles seraient majoritairement sous la supervision et l'autorité du personnel de l'A.R.C.  (L’Aviation Royale Canadienne). La formation, offerte aux pays co-signitaires de l'entente, pourrait également être donnée aux membres des autres forces aériennes alliées. C'est ainsi qu'on retrouva dans ces écoles des Polonais, des Belges, des Français libres (après 1940) et même des Américains ayant traversé la frontière et s'étant engagés dans l'A.R.C. alors que leur pays affichait toujours une  attitude neutre.'' 

Nous pouvons maintenant comprendre pourquoi il y avait un américain à bord de Harry, le militaire inscrit Read, E.W. LAC R150207.



Plus de détails...


Les journalistes de juin 1946 lors de la découverte d’Harry, ont conclus que les Liberators faisaient la navette entre Terre-Neuve,aéroport de Gander et Mont-Joli. 

Selon nos recherches, ce n'était pas exactement le plan de vol des Liberators. Le plan de vol était de Terre-Neuve vers Dorval. À Mont-Joli selon M. Cloutier leurs avions de pratique étaient des 2 moteurs ou 1 moteur.  'Extrait : '' des Bombardiers au-dessus du Fleuve''  À chacun son rôle...

Les deux pages formant les instructions d'organisation de l'école de Mont-Joli nous permettent de voir clairement le lien qui unissait le détachement du Commandement aérien de l'est à la 9e EBT:

Une section de contrôle aérien a été établie à cette unité et passe sous la juridiction du Commandement  aérien de l'est par l'intermédiaire de l'officier commandant de la 9e école de bombardement et de tir, pour tous les aspects fonctionnels, incluant les affectations, la discipline et les promotions du personnel. 

La section de contrôle aérien est désignée pour porter assistance à tout appareil (...) comme à toute unité du Commandement aérien de l'est. '' 

'' Il faut bien saisir ici que le Commandement aérien de l'est (Eastern Air Command) avait autorité sur le détachement situé à l'ouest de l'aéroport et que le P.E.A.C.B.  supervisait plutôt les activités de la 9e EBT de Mont-Joli. Cette dernière mettait néanmoins quelques services à la disposition des ses voisins. La première unité qui fut officiellement affectée au détachement du Commandement aérien de l'est et le 130 Squadron, qui était alors sous le commandement d'un jeune pilote canadien-français, le Squadron Leader Jacques Chevrier. Équipée de Curtiss KittyHawk, de fabrication américaine, cette unité combattante eut comme principale mission, lors de son passage à Mont-Joli, de chasser et de couler tous sous-marins ennemis naviguant dans les eaux du St-Laurent. Il lui arrivait de devoir rechercher des appareils portés disparus dans le secteur. Pour ce qui est du premier volet de cette mission, l'escadrille  n'eut pas à attendre bien longtemps. Dès la fonte des glaces au printemps 1942, on signala en effet l’apparition de sous-marins allemands près des côtes. L'escadrille se mit bientôt à l’œuvre, patrouillant sans relâche le fleuve et le golfe St-Laurent. C'est lors de l'une de ces patrouilles que le Squadron Leader Chevrier disparut. 

À approximativement 2:30 heures, un message a été reçu du détachement naval de Rimouski par le Squadron Leader J.A. Chevrier Officier Commandant de l'escadrille 130(...) annonçant qu'un convoi avait été attaqué par un sous-marin, dans le St-Laurent, au large de CAP-Chat(...) Ils ( dont Chevrier) décollèrent immédiatement à bord de (4) quatre KittyHawk, afin de chasser l'assaillant. Ils décollèrent à approximativement 3:30 heures. Une deuxième communication parvint de Rimouski à 4:30 heures toujours concernant ces attaques (...) Un des deux navires  endommagé, fut repéré par eux, ainsi qu'une immense tâche noire à la surface de l'eau, à l'endroit présumé où l'un des navires aurait coulé. (...) Le SquadronLeader Chevrier n'est pas revenu. Certains témoins ont certifié avoir aperçu un appareil volant au-dessus du fleuve en dégageant une  épaisse fumée, puis s'abîmer à grande vitesse dans les flots. Il fut présumé que cet appareil était le KittyHawk du Squadron Leader. Sa disparition a durement été  ressentie sur la base . Il n'avait que vingt-quatre ans et était officier de valeur,  consciencieux  .      (...) Six Lockeed Hudson (...) sont arrivés cet après-midi de Sydney et Dartmouth en Nouvelle-Ecosse afin d'effectuer des patrouilles de chasse anti-sous-marin.''



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B i e n v e n u e

Magnifique fin semaine.  Tout c'est bien déroulé. 

D'ici peu je reviendrai avec des photos .

Nous devons des remerciements à tous ceux et celles qui nous ont aidé es


Les Gardiens se réunieront sous peu et j'aurai d'autres informations à vous transmettre.


Merci 




 






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liberator-harry-b24d.org

867 route 125 nord, Saint-Donat de Montalm

(819) 424-2714